KARMA ET REINCARNATION

KARMA ET REINCARNATION

C’est parce qu’il y a naissance et mort qu’il y a karma.

Sans karma, il n’y aurait pas de vie, et sans vie, il n’y aurait personne,

aucune chose, rien que le néant.

L’être humain appartient à l’univers tout entier, dans un sens beaucoup plus vaste qu’on ne le pense. Il en est un élément, et en fait, sans l’univers, il n’est rien. Tout se qui se passe en nous ressort de l’inconscient. Jusqu’au moment où un événement décisif nous arrive, il reste dans l’inconscient. Tout se passe comme si ce déroulement était soumis à des lois naturelles.

L’homme se sent de plus en plus chez lui dans l’univers lorsqu’il apprend à mettre ses sensations, ses pensées, ses sentiments, ses impulsions volontaires en une relation juste avec cet univers. C’est la seule façon de voir comment, par le destin, on est placé dans le monde et par rapport à ses semblables. Si l’on veut considérer la vie sous l’angle du karma, il est absolument nécessaire d’acquérir dans une certaine mesure, le don de sortir de soi même et d’entrer dans les autres. Bien sûr, c’est particulièrement difficile lorsque l’autre est dans votre vie l’instrument de compensations karmiques qui vous sont désagréables, et peut-être même douloureuses. Mais tant qu’on ne sait pas sortir de soi-même à l’occasion de choses qui sont désagréables et douloureuses, aucune observation karmique n’est possible.

Il est important de comprendre que le fait que la vie universelle existe ne dépend pas d’une création humaine. De ce fait, chercher à savoir de qui ou de quoi cela dépend ne sera pas de notre ressort et nous serait d’aucune utilité.

Le mot karma vient du mot « karman » qui se traduit par œuvre, action, occupation, devoir acte ou rite religieux, sacrifice, résultant des œuvres sous forme de mérite et de démérite. C’est aussi l’état d’une personne soumise à un pouvoir, à une domination. Comme l’être pense en Lui, il devient : Sentiments, pensées, émotions, désirs, passions, aspirations ne cessent pas avec la désintégration du corps. Tout cela est intégré dans le corps astral et tisse les fils karmiques. On devient ce qu’on cultive. Si on cultive la bonté, on devient bon. Si on cultive la gentillesse, on devient gentil. Si on cultive le désir, on devient un être asservi, etc. Mais la relation de cause à effet n’est pas aussi simple à saisir.

 Trois aspects de la loi du karma

Le sanchita karma représente la somme totale de toutes les actions, bonnes ou mauvaises dues à nos vies antérieures, des actions accomplies depuis la naissance jusqu’à ce jour. C’est le karma accumulé dans le passé, mais qui n’a pas encore commencé à produire de résultat. Il peut être détruit par la feu de la connaissance.

Le prarabda karma représente le karma inévitable de la vie présente, en relation avec les êtres et les choix des vies passées. Il a commencé à fructifier en donnant naissance à la vie et doit inévitablement produire son effet jusqu’au bout. De même que la flèche décochée par un chasseur, même s’il s’aperçoit une seconde trop tard d’une erreur de tir, ne peut plus être arrêtée dans sa course et doit fatalement achever celle-ci. Lorsque les prarabdas karmas sont épuisés, le corps tombe de lui-même, et sa mort n’affecte plus l’individu. Pas plus que la chute d’une feuille n’affecte l’arbre en automne. Il continue ainsi à alimenter le corps et le mental jusqu’à leurs épuisements ou leurs fructifications complètes.

Le kriyaman karma représente le karma en devenir, qui n’est pas encore venu à maturité et dont les effets ne se feront sentir que dans l’avenir voire dans les vies à venir. Il dépend (dans une certaine mesure) de notre libre arbitre, un don que chacun de nous possède pour obtenir ce qui est désiré au cours du temps. Il peut aussi être détruit par le feu de la connaissance de Soi.

Du karma vient la Destinée, le Destin

La Destinée est une conséquence inéluctable faisant suite à des actes accomplis dans un passé plus ou moins lointain. Des formes d’actes et de créations décrétées à l’avance par lesquelles il faudra passer.

Le Destin représente toutes les choses qu’il nous faut découvrir, secrètes et voilées par les mouvements du mental. Et aussi les directions à prendre en fonction de nos aspirations les plus profondes, les choses voulues et exécutées par la nature (principe de causalité) qui est pouvoir de l’esprit. Seul le mental a des désirs qui dépassent ses capacités, alors il éprouve la douleur de l’obstacle, de l’imperfection de ses actions et de son bonheur. Trouver le Moi Causal et le laisser s’exprimer en nous, est sortir de cette souffrance.

Trois mouvements du mental se projettent tout au long de la vie

Le premier mouvement se situe au début de l’existence, ou le mental se soumet et s’identifie à la loi de la vie dans la matière pour en tirer son propre plaisir et son propre profit. Ce premier mouvement est animal car il suit aveuglément les rites prescrits, qu’ils soient philosophiques, religieux, politiques, sociaux, familiaux, etc.

Le deuxième mouvement se situe au moment où l’être tire de son expérience l’idée d’une règle générale, puis la dépasse, la transcende, pour lui imposer une règle de vie idéale, c’est la voie de la raison découverte, une règle de l’intelligence qui se gouverne elle-même. Ce second mouvement fait appel à l’être vital, à ses désirs, à ses espoirs et à ses craintes de l’inconnu, et incite l’être humain à la vertu en lui faisant espérer une récompense ou une punition (le ciel ou l’enfer pour certaines religions – les différents bardots pour les Tibétains, etc.

Dans le troisième mouvement, le mental peine pour extraire l’esprit de causalité de l’enchevêtrement des forces vitales et mentales, et s’élever au-dessus des exigences et des normes vitales. C’est la recherche pratique d’une connaissance vraie et d’une vie orchestrée à l’image de son idéal.

A ce stade, le caractère absolu de l’exigence éthique n’admet ni le confort de l’indulgence et du compromis, ni la flexibilité des restrictions ou des circonstances, ni aucun pacte entre la vie égoïste et la vertu. Aucune loi imposée de l’extérieur ne peut être vraie et juste. Tout devient pureté et sacrifice. C’est un stade où il devrait y avoir une concentration sur les énergies pour ne pas trop en prendre, avoir trop de biens par exemple, ou ne pas chercher à s’approprier les biens acquis.

Extraits de la Bhagavad-Gîtâ : Toutes les existences obéissent à leur nature, à quoi bon la forcer. Même l’homme qui sait agit selon sa nature. Tu refuses le résultat de tes œuvres , et tu en cherches d’autres, et cela te décale de ton vrai chemin dans la vie. Mieux vaut sa propre loi d’action, (svadharma), même imparfaite, que la loi d’autrui, même bien appliquée. Mieux vaut périr dans sa propre loi. Il est périlleux de suivre la loi d’autrui. Il faut donc faire une distinction entre ce qui est essentiel dans la nature, son action congénitale et inévitable, et ce qui n’a en elle qu’un caractère accidentel, égarement, confusion, perversion, sur quoi nous pouvons certainement acquérir la maîtrise.

Cependant, l’être humain n’est pas comme le tigre, le feu ou l’orage, il ne peut pas tuer et dire ensuite comme justification suffisante « j’agis selon ma nature. Il ne peut agir ainsi parce qu’il a une volonté consciente intelligente, l’intellect, qu’il doit prendre comme critère pour ses actions. S’il ne le fait pas, s’il agit aveuglement selon ses impulsions et ses passions, la loi de son être n’est pas réalisée, il agit, non pas dans la pleine mesure de son humanité, mais comme un animal. Chaque être est lié à sa propre nature et c’est en elle qu’il doit chercher sa perfection, en suivant la ligne de son svadharma, mais dans la vie, et dans l’action, et non pas en-dehors de la vie et de l’action.

La conscience est généralement emprisonnée dans le corps

Ajna (chakra entre les sourcils) pour le plan mental, tout ce qui concerne son activité en rapport avec manas (les pensées), et buddhi (la faculté de raisonner)Anâhata (chakra du cœur) pour le plan émotif, toutes les réactions, émotions, peurs, craintes, tendances, les désirs etc. Manipûra (chakra du nombril) pour le plan sensoriel, ce qui émane des sens de la vue, de l’ouïe, de l’écoute, de l’odorat, et du sens du toucher. Mûlâdhâra (chakra de la base) est le centre de la conscience physique, tout ce qui concerne les besoins vitaux du corps, les actions, manger, boire, dormir, bouger, les besoins sexuels, ainsi que tous ceux qui sont ajoutés à cause des imprégnations mentales et qui semblent devenus indispensables à certains, etc.

Nous possédons des forces permettant de se hisser au-dessus de certaines contraintes liées aux perversions du mental : Chitta la force mentale qui permet le contrôle des organes des sens. Prâna la force vitale permettant le contrôle des organes liés aux actions. Et Atma l’esprit ou âme, ou force causale, qui agit intérieurement.

Prendre conscience de l’existence d’un karma cosmique, d’un karma universel, d’un karma particulier à chaque élément manifesté dans la nature. En parlant d’un événement « c’est mon karma », c’est-à-dire, l’événement est l’effet d’une cause mise en jeu par moi, dans le passé.

Aucune existence n’est isolée, chaque vie est le fruit de toutes celles qui l’ont précédées, et le germe de toutes celles à venir. Il n’y a n’y hasard, il n’y a pas d’accident. Plutôt chercher en soi les raisons de ce qui nous arrive sans forcément accuser un tiers est une chose importante pour sa propre compréhension, pour sa connaissance, pour progresser. Chaque événement est lié aux causes et aux effets, tant les pensées que les actions. La réincarnation est démontrable par l’expérience, la vie obéit à une logique, rien sur le plan terrestre et cosmique n’émane de rien, tout ce qui est construit est le résultat de quelque chose qui a été déjà préparé. Il est possible d’effacer une action passée en la sublimant. Le sacrifice agit avec un effet purificateur.

L’étude des lois du karma doit comprendre l’étude de l’action du monde tel qu’il est et non pas tel qu’on voudrait qu’il soit. La justice du karma émane d’un juge exact où il n’y a ni pitié, ni compassion, ni pardon pour le péché austère. Elle s’en tient à une éternelle loi mosaïque, œil pour œil, dent pour dent, une loi du talion complète, lente ou rapide, mais toujours calmement, exactement impitoyable car elle est liée à nos imprégnations mentales. Chacun est dans son propre labyrinthe, le chemin de la liberté est bien caché et, cependant chacun doit s’acheminer vers la sortie.

Chaque être humain possède une double nature. D’un côté, il appartient au monde animal avec ses instincts et ses désirs, de l’autre, il a en lui des aspirations, l’ébauche d’une spiritualité. Chaque action a un double effet, elle provoque la récompense appropriée, et elle affecte aussi la personnalité. L’homme devient bon par ses bonnes actions et mauvais par ses mauvaises actions. Il va donc souffrir ou jouir de ses actions passées. Mais toutes les actions présentes ne portent pas leurs fruits maintenant. Il y a un futur, et la roue tourne jusqu’à ce que le cycle du karma soit totalement accompli. Des choses nous sont données, d’autres nous sont reprises, mais personne n’a jamais demandé d’abandonner ce qui n’a pas été repris. Il faut donc établir une distinction entre ce qui est nécessaire à la vie pour chacun, et les besoins sont différents selon les êtres, et ce qui est totalement inutile, superflu et dont on peut se passer sans que cela occasionne de trouble intérieur.

Ce qui prolonge le séjour sur le plan astral 

Extraits du  »Livre des morts Tibétains « Les désirs, les ambitions terrestres, l’attachement sous toutes ses formes, les passions, les vices, l’absence de contrôle des tendances, émotions, attractions, répulsions, le manque de choix de bonnes pensées harmonieuses, bienveillantes, évolutives, le désir de communiquer avec les vivants après la mort ».

Pour progresser, apprendre à jouir de la solitude, à être seul avec soi-même. Avoir peur d’être seul, c’est avoir peur de soi-même, avoir peur de voir sa propre laideur. Être seul, c’est se rencontrer soi-même, avoir pitié et se pardonner à soi-même des fautes commises, et devenir de plus en plus propre. Dans la solitude, apprenez à fixer le mental sur la réalité ultime de votre être. A réfléchir sans se préoccuper du futur. Se reconnaître soi-même, c’est se reconnaître dans tous les autres. « Upari budhna esham » (le fondement des choses est en haut et non en bas. Le supra conscient et non le subconscient est le vrai fondement de tout)Toutes les constructions mentales produisent du karma, c’est pourquoi dans le Yoga, on cherche à apaiser, à stabiliser le mental afin de pouvoir utiliser celui-ci à des choses essentielles afin que se libèrent des processus d’enchaînement karmiques.

Voir le Moi et agir en Lui est Jnan (sagesse). Aimer ce Moi et le respecter est Bhakti (dévotion). Servir ce Moi est Karma. Jnan, Bhakti et Karma sont les trois chemins qui conduisent à Moksa (libération)Saisir son idéal mille fois, et si on échoue mille fois, il faut essayer une fois encore. Personne ne nous empêche de recommencer encore une fois.

Extraits du  »miroir des bardos », pour les Yogis de niveau moyen il y a trois façons de mourir : Comme un enfant, sans se soucier du fait de mourir ou non, ni du moment de la mort – A la façon d’un mendiant errant, sans crainte des circonstances de la mort – Comme un lion, dans la solitude d’un lieu isolé, après avoir coupé l’attachement des circonstances. Pour ces façons de mourir, il y a l’assurance de la réalisation et il n’y a pas besoin de prière, etc.

Pour les Yogis de niveau inférieur et les êtres ordinaires, la mort se passe ainsi : Au moment de la mort, le vent du karma, en se retournant vers le haut, contrôle tous les vents. Les nœuds des nâdis et des chakras se défont et les cinq Vâyu s’épuisent. D’abord, à cause de l’anéantissement des Vâyu (vents), les aliments ne sont plus digérés et la chaleur se retire des extrémités du corps. La disparition du vent qui maintient la vie rend la compréhension peu claire et confuse. La disparition du vent descendant provoque l’incapacité de déféquer. La disparition du vent ascendant provoque l’incapacité d’avaler toute nourriture ou boisson et rend le souffle court. Avec la disparition des vents pénétrants, on perd l’usage de ses membres et les canaux se rétrécissent. Au début de la destruction des canaux et chakras, se produit la destruction du canal et du chakra du nombril.

L’élément terre se fond dans l’eau, on perd alors sa force physique, le cou ne peut plus porter la tête, les jambes ne peuvent plus soutenir le corps, les mains ne peuvent plus rien tenir, l’éclat du teint disparaît, les dents noircissent et on ne peut plus retenir les liquides de la bouche et du nez. L’esprit devient alors très obscur et sombre, des apparitions très déprimantes se produisent. On regarde vers le haut et il y a l’apparition d’une faible lueur semblable à un mirage. Puis, la destruction du chakra du cœur qui provoque la dissolution de l’élément eau dans le feu. La langue et la bouche sont sèches, les narines se pincent, on ne sent plus le bout de sa langue et elle se recroqueville. L’esprit est mal à l’aise et est dans une situation inconfortable, on est irrité. Des apparitions se produisent de façon floue à la manière d’une fumée.

Puis, la destruction du chakra de la gorge provoque la dissolution de l’élément feu dans l’air. La respiration par la bouche et le nez est glacée, la chaleur s’étant retirée du corps, de la vapeur s’en échappe. L’esprit est tantôt clair, tantôt obscurci, on ne peut plus rien reconnaître. On aperçoit un scintillement rouge comme des insectes lumineux. Ensuite, la destruction du chakra du front qui provoque la dissolution de l’élément air dans la conscience. La respiration devient rauque, entrecoupée de longues expirations et de difficiles inspirations, les yeux se révulsent vers le haut. L’esprit est troublé et diverses apparitions se produisent. Ceux qui ont mal agi sont effrayés, ils paniquent, tordus par la terreur, ils crient de frayeur.

Ceux dont le karma est bon perçoivent des visions vertueuses. Il y a une apparition semblable à une torche. Les cinq sens ne percevant plus, on ne peut plus faire la distinction entre ce qui est bon et ce qui est mauvais. Alors, les consciences se dissolvent dans l’espace et la respiration intérieure est interrompue. Le corps pâlit et il ne reste qu’un peu de chaleur dans le cœur.

Jusqu’à ce stade on parle, de signe commun de la mort, et certaines personnes qui seraient sous l’influence d’une maladie ou d’un être démoniaque, peuvent encore, jusqu’à cette frontière, revenir à la vie. Ensuite, les pensées subtiles et grossières se dissolvent progressivement: ce sont les signes particuliers de la mort. De là, il n’est plus possible de revenir.

Extraits du livre des morts Tibétains : Les signes suivants annoncent généralement l’approche de la mort qui est un processus qui se prolonge souvent longtemps. L’être éprouve le poids de son corps plus lourdement qu’à l’ordinaire. Ses lèvres et sa bouche se dessèchent. Les chaleurs vitales quittent le corps. L’esprit s’assombrit jusqu’à s’évanouir. Lorsque les forces de vies s’estompent, l’esprit entre dans une lumière blanche de ciel crépusculaire, semblable au petit lever du jour avant que le soleil n’ait atteint le bord de l’horizon. Cette lumière blanchâtre passe au rougeâtre (cela s’appelle le moment où la respiration extérieure s’arrête et où le souffle intérieur n’est pas encore interrompu.

Lorsque l’esprit du mort sort de cet évanouissement, il voit la lumière originelle resplendissante comme la transparence d’un ciel brillant. S’il reconnaît cette lumière fondamentale, le mort est libéré. Mais il reste à l’état intermédiaire s’il ne reconnaît pas cette lumière. Il est très important que le mourant se rappelle ses bonnes actions et qu’il puisse ainsi aller à la rencontre de la mort avec le sentiment d’une totale confiance à l’égard de sa vie écoulée. Un paisible sourire se montre alors sur son visage, et son corps détendu repose sur sa couche. C’est pour cela que les parents, ne pouvant retenir leur chagrin et leur douleur, restent éloignés pour ne pas entraver le passage du mort dans l’autre monde.

Les chaleurs du corps, quittant tout d’abord les jambes et se retirant dans la région du cœur, sont le signe d’une mort heureuse. Si le mort s’avance, se cabre, cherche avec ses mains un appui dans l’air et retombe en arrière tout recroquevillé, ou si les chaleurs du corps quittent d’abord la tête et le haut du corps pour se retirer dans la région du cœur, indique une mort malheureuse.

Ces signes permettent de prévoir si la naissance suivante sera bonne ou mauvaise :

Lorsque l’esprit du mort entre dans l’état intermédiaire, il ne sait tout d’abord pas qu’il est mort. Il se croit vivant et s’étonne que le monde qui l’environne soit si subitement si différent. Le mort est devenu un corps pensant qui perçoit ce qui l’environne, mais sait qu’il ne peut être vu par le commun des mortels. Il peut se transporter où il veut. Ce corps mental est lié cependant encore à son corps physique et à l’endroit où il vivait. C’est pourquoi la lecture du bardo-thodöl peut encore durer pendant sept jours après la mort, car c’est le temps que le mort passe dans l’état intermédiaire. Les enseignements peuvent donc être entendus par son corps mental.