DIVINITÉS HINDOUES

DIVINITÉS HINDOUES

BRAHMA

BRAHMA

Brahma est considéré comme étant le Dieu créateur actif de l’univers, il est le premier membre de la Trimurti Hindoue. C’est lui qui fait le monde. Son épouse est Sarasvati, la déesse de la connaissance. Il a également deux autres épouses « Savitri » qui préside aux fonctions intellectuelles et artistiques, et « Gayatri » la déesse de l’apprentissage.

Il est représenté avec quatre têtes et quatre bras. Chaque tête récite un des quatre Védas. Les visages symbolisent les points cardinaux, les yugas : Satya yuga, l’âge d’or – Tretâ yuga, l’âge d’argent – Dvâpara yuga, l’âge de bronze et Kali yuga, l’âge du fer. Ses quatre mains représentent le fonctionnement du mental : la pensée, manas – chitta, la mémoire – buddhi, l’intellect – ahamkâra, le sens de l’ego.

Une légende explique la raison de ses quatre têtes : Alors qu’il était en train de créer l’univers, Brahma engendra une déité féminine (Sarasvati) dont il tomba amoureux. Celle-ci alla dans de nombreuses directions pour éviter de rencontrer Brahma. Mais Brahma était toujours présent là où elle était, il se créa une tête supplémentaire pour pouvoir continuer à la voir. Ce qui fait qu’enfin il eût cinq têtes, une pour chaque point cardinal, et une pour la regarder. Cette cinquième tête fût brûlée par le troisième œil de Shiva, car il lui avait parlé de façon irrespectueuse.

Dans la main droite inférieure, il tient un rosaire qui symbolise le temps qui est et qui se dissout. Dans la main droite supérieure, une cuillère sacrificielle. Dans la main gauche inférieure, il tient un pot rempli d’eau qui symbolise l’énergie cosmique nécessaire à la création de l’univers. Dans la main gauche supérieure, un livre qui symbolise la connaissance nécessaire pour la création du monde.

Malgré son importance hiérarchique, Brahma est très peu vénéré en Inde. Un seul temple lui est dédié à Pushkar au Rajasthan. Là, des milliers de personnes se baignent quotidiennement dans son lac.

VISNOU

VISHNU

Il est présenté sous la forme d’un adolescent au teint bleu sombre avec quatre bras. Il possède la beauté enchanteresse. Il est la divinité qui protège les mondes et symbolise les êtres individuels unis au Seigneur. Il est le Dieu protecteur et bienveillant, il « rêve les mondes ».

Dans une main il tient une conque, le son émis par elle inspire la terreur. Le déchirement de l’esprit joue un rôle préparatoire à l’existence spirituelle. La conque symbolise également les relations (influences) entretenues entre l’eau et la lune. Le son de la conque est perçue intérieurement pendant la méditation, il représente également le son divin perçu « AUM ». Dans une autre main il tient un disque tournoyant symbole de l’éveil, à l’aide de ce disque il décapite les forces du mal. Dans une autre main se trouve une une masse d’or, symbole de son pouvoir, puis dans une dernière une fleur de lotus symbole de l’éveil intérieur.

Vishnu préserve l’ordre du monde, lorsque le monde est perturbé, Vishnu sous la forme d’un avatar s’incarne pour descendre sur terre. Il est représenté sur un « Naga » (serpent).

Les textes recenses dix avatars : 

Le poisson « Matsya » qui sauva le monde du déluge et qui récupéra les quatre Védas au fond de l’océan.

La tortue « Kurma » qui souleva le Mont Mandara au milieu de l’océan avec sa carapace pour que les divinités puissent s’asseoir dessus et ainsi récupérer le nectar d’immortalité.

Le sanglier « Varaha » qui pendant 1000 ans, combattit le démon « Hiranyaksha » qui avait plongé la déesse de la Terre, Prithivî, au fond de l’océan.

L’homme-lion « Narasimha » qui débarrassa le monde du démon Hiranyaksha. Ne pouvant être tué ni par un homme, ni par un animal, c’est sous cette forme mi-humaine, mi-animale que Vishnu se manifesta.

Le nain « Vâmana » vainquit le démon Bali qui avait réussit à prendre le contrôle des trois sphères, la sphère physique (Bhuh) – la sphère astrale (Bhuvah) – la sphère causale (Svah) et ainsi sauva le monde.

Puis vint la première incarnation de Vishnu « Parashu-Rama », défenseur de la caste des Brahmanes.

Rama, héros du « Râmâyana », combattit le tyran « Ravana » avec l’aide du Dieu-singe « Hanumân », il devint un souverain exemplaire après 14 ans d’exil.

Krishna, signifie bleu-noir en sanscrit. Devenu très fort, différents actes de bravoures font de lui une sérieuse réputation. On émet le fait qu’il pouvait déraciner deux arbres en même temps à mains nues, qu’il vainquit des démons qui hantaient un village, ses compagnons étaient les singes des forêts. Il avait fabriqué une flûte enchantée pour envoûter et charmer toutes les femmes, il semble qu’il profitât souvent de se stratagème.

Siddhartha, Gautama ou Bouddha (l’être le plus proche des dieux), dernière incarnation de Vishnu. Élevé selon la tradition guerrière, il se maria à 16 ans avec Rahula qui lui donna un fils. Comme tout bon guerrier, il avait de nombreuses amantes. Un jour qu’il se promenait, il croise sur le bord du chemin un très vieil homme, puis un malade en phase terminale et enfin , un mort. Profondément bouleversé par la fragilité et la préciosité de la vie, il décida de devenir ascète et de parcourir le pays prêcher la sagesse et la philosophie. Il s’entoura très vite d’un cercle de disciples à qui il prodiguait son enseignement, avant de mourir en paix dans son sommeil.

Kalki (le jugement dernier), dernière incarnation de Vishnu. Avatar qui n’existe pas encore mais disent les textes : « elle est déjà inscrite dans l’Ordre Cosmique ». Il anéantira tous les démons et tous les humains au cœur mauvais. Il mettra fin au monde tel que nous le connaissons, puis après une nuit cosmique de plusieurs millénaires, il créera un nouveau monde, inaugurant ainsi une nouvelle ère dont il sera encore le garant des valeurs et du bon ordre.

SHIVA

Shiva « le bienfaisant, celui qui porte bonheur », c’est le dieu le plus vénéré, dieu de la fin des temps et l’autre facette de Rudra « le destructeur ». Il organise le monde et représente les ténèbres. Son troisième œil foudroie tout ce qu’il regarde, c’est la raison pour laquelle il le garde fermé.

C’est le dieu de la danse « Nataraja », le danseur cosmique qui rythme la destruction et la construction du monde. Il est représenté avec quatre bras. La main supérieure droite tient un « damaru » tambour qui rythme la création – de la main inférieure droite il fait la mudra « abhaya » le geste de protection – la main supérieure gauche tient la flamme de la destruction – la main inférieure gauche pointe vers le pied gauche tenu en l’air, il montre ainsi son pouvoir de grâce. Sous son pied droit, il écrase le nain qui symbolise l’ignorance. Cependant, s’il est le destructeur, il est aussi le transformateur, car c’est par cette destruction qu’il y a construction. C’est pour cela qu’il est considéré comme bon et bienveillant, même si les transformations qu’il propose sont douloureuses. Il est à la fois statique et dynamique, créateur et destructeur. Shiva est le dieu : des champs de bataille – des champs de crémations il a alors le corps couvert de cendres – des carrefours dangereux.

Il a trois yeux pour voir l’invisible, le cou bleu en référence au fait qu’il aurait bu le poison pour sauver le monde de la destruction. Il est doté d’un grand pouvoir, il mène une vie de sage sur le mont Kailash. Le shivaïsme est une des variantes la plus influente de l’hindouisme. Son chignon dans lequel figure un croissant de lune, symbolise le cycle du temps, de là s’écoule le Gange, son immense chevelure montre son pouvoir et il est entouré d’un cercle de feu. Il est assis sur une peau de tigre qui symbolise sa maîtrise de la nature.

Il est représenté sous différentes formes : le yogi, l’ascète, le mendiant – il semble posséder 1008 noms différents. Shiva est marié à Shakti, la déesse-mère, celle-ci a plusieurs noms selon la fonction qu’elle occupe (Parvati, Durga, Kâli). Il a deux fils nés de Parvati : Ganesha et Skanda.

Shiva est habituellement représenté par un phallus appelé « Shiva lingam », qui symbolise la création associé au yoni, une dalle de pierre représentant l’organe féminin, la matrice du monde. Le linga représente le cosmos, mais aussi le pouvoir de connaître, la conscience comme axe de la réalité, non plus orienté vers la finalité naturelle de force de vie et d’incarnation, le phallus dressé vers le ciel représente le rassemblement des énergies du yoga sur le plan sensible et leur conversion vers un niveau subtil.

KRISHNA

Devaki engendra Krishna sans qu’elle ait été fécondée par son mari. Il était le huitième enfant de la famille. Or, avant sa naissance, son oncle Kamsa, un roi cruel, avait reçu la prédiction que le huitième enfant de sa sœur le tuerait. Pour éviter cela, il fut échangé à sa naissance avec le fils d’un berger pour échapper à son oncle. Pour échapper à ce massacre, Krishna fut mis dans un panier flottant et laissé à la dérive sur la rivière Yamunâ.

Krishna est l’incarnation de Vishnou. Il est né à Mathura (Uttar Pradesh actuel) dans une famille de kshatriya. Des dates précisent qu’il serait né le 19 juillet 3228 avant notre ère, et décédé le 18 février de l’an – 3102. La date de sa mort est donné comme étant le début du Kali yuga. Durant son enfance, Krishna se fait remarqué par le fait qu’il accomplit de nombreux miracles. Déjà, tout bébé, il déjoue les plans de son oncle qui envoie une nourrice (Rakshasa – sorcière) dont le lait est empoisonné. Sortant indemne de la tétée, Krishna vida la sorcière de tout son lait puis de tout son corps….

Indra, irrité contre des villageois avait envoyé des pluies torrentielles qui menaçaient de tout inonder. D’une main, Krishna souleva la colline avoisinante afin que tout le village, hommes, bêtes et les biens puissent s’abriter dessous, il tint le tout de son petit doigt durant sept jours, le temps que la pluie cesse. Cela lui a donné le nom de Govardhana. On trouve cette scène gravée dans des grottes de Mahâbalipuram et dans de nombreux autres endroits. Adolescent, c’est un jeune homme très malicieux. Il joue avec les filles des vachers, les gopis, il les courtise en les séduisant au son de sa flûte. Beaucoup d’entre elles succombent à ses charmes, plusieurs l’épouse, un certain nombre d’elles sont mariées. Mais ce qui attire surtout les jeunes femmes, c’est surtout l’appel de l’âme au divin.

Une légende dit qu’il aura 16000 épouses et 180000 fils, mais une seule femme – Rukminî – resta sa favorite – Il tue en duel son cousin Shishupala, un affreux démon à trois têtes et quatre yeux, qui avait comploté contre lui – Krishna est souvent représenté comme un beau jeune homme au teint bleu-noir, paré de tous les magnifiques ornements d’un roi.

Au cours du Mahâbhârata, il sût persuader Arjuna d’entrer en bataille en l’assurant que même si son corps était meurtri, son âme serait immortelle. Début d’une guerre sanglante, gigantesque qui n’épargna pas grand monde. Après avoir vaincu le tyran, Krishna se retira dans la forêt pour y méditer. Il mourut blessé par erreur par un chasseur qui lui tira une flèche empoisonnée dans un talon. Il eut le temps avant de mourir de rassurer le chasseur qui était effondré de sa maladresse. Puis Krishna le cœur léger alla rejoindre le Nirvana.

HANUMAN

HANUMAN

Il a aussi d’autres noms : Hanumat, Pavan-Sutra. Il est cité pour sa bravoure dans le Râmâyana. C’est un être parfait, il connaît le sens des écritures. C’est le fils de Vâyu, dieu védique du vent, Hanumân en a hérité la force des ouragans et le pouvoir de voler. C’est un grand dévot de Krishna.

Il a des pouvoirs magiques, devenir aussi grand qu’une montagne et aussi petit qu’un grain de blé, doué d’une force herculéenne, il peut tuer des démons, rivaliser de vitesse avec Garuda l’oiseau véhicule de Vishnu. Toutes ces forces alliées à une grande maîtrise de Soi est mise au service d’un idéal élevé. Alors qu’il était enfant, il prit le soleil pour un fruit et tenta de le manger ce qui provoqua de grandes perturbations dans les planètes.

Le Râmâyana retrace différentes histoires concernant Hanumân :Alors que le frère de Râma « Lakshmana » est gravement blessé d’une flèche empoisonnée, il faut pour le guérir des herbes provenant de montagnes situés dans l’Himalaya. Hanumân s’envole alors vers le nord mais ne reconnaît pas les herbes nécessaires. Il revient donc avec dans sa main la montagne entière, sauva Lakshmana, puis rapporta la montagne à son emplacement d’origine.

On raconte aussi qu’il aide Râma à secourir son épouse Sita qui a été enlevée par Ravana, le roi Rakshasa de Lanka. Hanumân s’envole au-dessus de la mer et réussit à localiser la princesse. Il trompe les gardes de Ravana, réconforte Sita et lui annonce que Râma viendra la délivrer à l’aide de l’armée des singes. Puis il s’en retourne par la voie des airs vers Râma et Sugriva, le Roi des Singes, son allié. Hanumân ordonne aux soldats-singes de venir aider tous les animaux afin de construire un pont permettant de traverser la mer entre l’Inde et Ceylan pour atteindre facilement la cité de Lanka. Il s’ensuit une bataille sans merci pendant laquelle Râma se tient sur les épaules de Hanumân. Ravana et ses alliés les Rakshasa sont vaincus et exterminés, Sita est alors délivrée.

Au cours de mésaventures, Hanumân est capturé par les Rakshasa qui mettent le feu à sa queue ; il parvient à se libérer et à son tour, met le feu à la cité de Lanka avec sa queue en feu.

Hanumân est vénéré surtout dans le sud de l’Inde dans de petits sanctuaires. Il est représenté de deux manière : Dans un groupe en compagnie de Rama, Lakshmana et Sita, il est alors devant ces Dieux, dans une attitude d’humilité, sa queue repose sur le sol près de ses pieds – Soit seul dans une attitude héroïque. Les singes « hanumân » (grandes mâchoires) seraient ses descendants. Ils sont respectés et protégés en Inde, malgré les nombreux saccages qu’ils commettent. Ils sont, après la vache et le serpent, les animaux les plus sacrés.

GANESHA

GANESHA

Il possède une seule défense qui symbolise l’unicité et la transcendance. Sa défense brisée, perdue au cours d’un combat témoigne des grands sacrifices consentis pour aider l’humanité. C’est sa défense brisée qui lui servit de plume pour écrire le Mahâbhârata sous la dictée du sage Vyasa. Ganesha est le patron des écrivains, des astronomes et des mathématiciens. Son énorme ventre contient tous les mondes et avale tous les maux de l’univers, malgré cela, c’est le roi des danseurs, car il est le fils de Shiva. Il est gourmand, son véhicule est une souris « Mûshika » qui symbolise les désirs mesquins de l’être humain qui minent son être intérieur.

Il représente la manifestation. Il n’a pas besoin de tuer pour manger, il est impitoyable en cas de provocation et peut détruire toute une forêt. Grâce à ses grandes oreilles il entend tout, mais ne retient que les paroles vraies et durables. Sa tête symbolise la fidélité, l’intelligence, la faculté de discernement. Sa trompe symbolise le « OM ». Il possède différents noms : Ganapati, Ekadanta, Vinayaka, Heramba, etc., c’est le Dieu protecteur du foyer. Il est invoqué avant d’entreprendre toute entreprise, pour lever des obstacles. Il est vénéré dans l’Inde entière, son culte est familier mais il existe aussi des pratiques occultes de tantrisme.

Dans la main droite supérieure, il tient une petite hache qui représente la restriction de tous les désirs, qui apportent douleur et souffrance, elle sert aussi à repousser et détruire les obstacles et à mener l’être humain vers la vérité. Dans la main gauche supérieure il tient un nœud et/ou un lotus, avec le nœud il retient l’attention dans la vérité de l’absolu. Avec le lotus est la pure nature absolue et immaculée, l’objectif le plus élevé de la nature humaine. Dans la main droite inférieure il fait le mudra (Abhâva) qui libère de la peur. Dans la main gauche inférieure, il offre une confiture de lait et riz grillé qui représente la satisfaction, la plénitude que l’on peut atteindre. Il est parfois présenté avec un trident qui représente l’énergie du temps (passé, présent, futur) et la supériorité de Ganesha sur eux.

Chaque purana relate une histoire différente sur la naissance de Ganesha ainsi que de nombreuses légendes sur la raison de sa tête d’éléphant.